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Cancer et Épigénétique
  
Une perspective développementale
   
PBC 2050  Février 2007

  • Dr Luc Laurier OLIGNY, Pediatric pathologist
  • CHU Sainte-Justine
  • Université de Montréal
  • Tél: 345-4931 (5348)
  • Courriel: luc_oligny@ssss.gouv.qc.ca
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Objectifs
  • Description des acteurs principaux dans le contrôle épigénétique de la transcription
  • Compréhension du contrôle épigénétique lors de la différenciation de l’embryon
  • Liens entre l’embryologie et l’oncologie
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Principes de base (1)
  • Toutes les cellules ont un ADN identique
  • Les mécanismes épigénétiques contrôlent la transcription, en modifiant la chromatine
  • La différenciation cellulaire s’effectue par le contrôle de la transcription (activation épigénétique)
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Principes de base (2)
  • Les gènes contrôleurs maîtres sont responsables de la différenciation, en activant et inhibant des gènes subalternes


  • Développement embryonnaire:
  • - prolifération et mort cellulaire
  • - segmentation, via HOX et autres molécules
  • - adhésion cellulaire via CAMs
  • - migration au bon endroit via CAMs


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Zinc-finger transcription factors
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Différenciation cellulaire
  • Zygotes et blastules:
  • - cellules totipotentes : peuvent se différencier en tous les types de cellules, même former un embryon complet


  • - leurs gènes sont tous potentiellement actifs : ils sont tous disponibles pour transcription
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Différenciation cellulaire
  • Pour qu’une cellule se différencie en hépatocyte, elle doit activer tous les gènes nécessaires pour la fonction et la structure des hépatocytes,
  • et
  • Inactiver tous les autres gènes
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Inactivation des gènes
  • La structure du gène est modifiée
  • - cette altération (marque épigénétique) est transmise de cette cellule à toutes ses descendantes
  • La séquence d’ADN demeure inaltérée
  • Les marques épigénétiques sont effacées pendant l’embryogenèse – cellules redeviennent totipotentes
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Marque épigénétique :
  • Changements dans la chromatine, inhibant la transcription du gène, sans changer la séquence d’ADN
  • Marque transmise d’une cellule à toutes ses descendantes
  • - marque effacée dans l’embryon précoce
  • - déméthylation globale du génome de la morule (32 cellules)
  • Marquage recommence au stade blastocyste
  • (64-128 cellules)
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Contrôle épigénétique de la transcription
  • Méthylation des cytosines
  • Acétylation des histones
  • Méthylation, ubiquitination et phosphorylation des histones
  • Polycomb et Trithorax
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Chromatine
  • ADN + échaffaudage de protéines, incluant:


  • facteurs de transcription


  • - histones
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Chromatin
  • Hétérochromatine:
  • - ADN compact & inactif


  • Euchromatine:
  • - ADN “ouvert” (accessible) et transcrit
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Chromatine – coloration en bandes G
  • Trypsinization  & coloration Giemsa
  • Hétérochromatine:
  • - ADN compact & inactif
  • - bandes foncées (inaccessibles à la trypsine)


  • Euchromatine:
  • - ADN “ouvert” (accessible) et transcrit
  • - bandes pâles, (protéines digérées par la
  •       trypsine)
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Épigénétique - Définition

  • Altérations de la chromatine


  • qui ne changent pas la séquence d’ADN
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Épigénétique - Définition
  • Altérations de la chromatine


  • qui modulent la transcription
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Épigénétique - Définition
  • Altérations de la chromatine
  • qui modulent la transcription


  • Ces changements de la structure chromatinienne sont transmises à toutes
  • les descendantes de cette cellule
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Épigénétique
  • L’expression des gènes est essentiellement contrôlée par des modifications au niveau de la structure de la chromatine
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Épigénétique
  • Dans l’embryon précoce (morule, 32 cellules), les marques épigénétiques sont effacées
  • Les blastomères deviennent ainsi totipotentes.
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Marques épigénétiques - sujets
  • - Méthylation, incluant l’empreinte parentale
  • - Acétylation , méthylation, ubiquitination et phosphorylation des histones


  • - Eu- & Hétéro- chromatinization,
  •   par Trithorax et Polycomb, respectivement


  • ARNs non-codants (RNAi), eg, inactivation X


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Marques épigénétiques
  • Altérations au niveau de la chromatine,  inhibant la transcription sans changer la séquence d’ADN


  • Marque transmise d’une cellule à toutes ses descendantes


  • Marque effacée dans l’embryon précoce
  • - déméthylation globale de l’ADN de la morule
  • - gènes avec empreinte parentale épargnés


  • Marquage recommence dans les cellules du blastocyste  (128 cellules)
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Différenciation Cellulaire
  • Zygotes et blastules:
  • - cellules totipotentes
  • - peuvent se différencier en n’importe quel type de cellules - peuvent même former un embryon complet


  • - leurs gènes sont tous potentiellement actifs  -  ils sont tous disponibles pour  transcription
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Différenciation
  • Activation de certains gènes
  • +
  • Inactivation d’autres gènes :


  • Cellules se differencient -  leurs gènes
  • spécifient si elles deviendront du cerveau, de la crête neurale, de l’épiderme, etc.
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La différenciation est normalement irréversible
  • Dans le cancer:
  • - réactivation de gènes normalement inactifs
  •   +
  • - inhibition de gènes normalement transcrits
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Les facteurs épigénétiques et le contrôle de la transcription
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Méthylation de l’ADN
  • CG


  •                                          DNA                         Méthyltransferase


  • CmG
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Méthylation de l’ADN
  • Méthylation des cytosines (CpG) inhibe la liaison de l’ADN avec les facteurs de transcription :


  • - méthylation des promoteurs inhibe la  transcription


  • - méthylation des “silencers” active la transcription
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Méthylation de l’ADN
  • Certains facteurs de transcription possèdent une activité intrinsèque de méthyltransferase,



  • La majorité des FT-I recrute les DNMTs
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Méthylation de l’ADN
  • L’inhibition est initialement accomplie par des facteurs de transcription inhibiteurs


  • La méthylation de l’ADN, conjointement avec d’autres modifications épigénétiques, joue un rôle crucial dans le maintien à long-terme de l’inhibition.
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"Dans le génome humain,"
  • Dans le génome humain, 60-90% de tous les CpG sont méthylés



  • CmG
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Histones et acétylation
  • Histone H4 a 4 lysines qui peuvent être acétylées :


  • < 1  lysine acétylé : forme hypo-acetylée


  • > 3 lysines acétylées : forme hyper-acetylée


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Histones et acétylation
  • L’acétylation des histone contrôle:


  • - la formation des nucléosomes


  • - la compaction de l’ADN en chromatine
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Histones et acétylation
  • L’acétylation favorise la transcription:


  • - l’acétylation des histones change la structure  2re et 3re  de la chromatin
  • - module l’interaction de l’ADN avec les facteurs de transcription
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Histones et acétylation
  • Quelques facteurs de transcription possèdent une fonction acétylase intrinsèque:
  • Ils peuvent acétyler les promoteurs qu’ils contrôlent
  • Cette acétylation favorise la transcription de ces gènes
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Histones et acétylation
  • Chez la femme, le X inactivé est :


  • - hypo-acétylé


  • - hyperméthylé


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Histones, acétylation et
synthèse d’ADN
  • Pendant la réplication cellulaire (avec synthèse d’ADN) :
  •  - les brins d’ADNss se séparent de leurs histones (qu’elles soient  hyper- ou hypo-acétylées)


  • - les histones libres demeurent adjacentes à la fourche de réplication


  • - elles sont immédiatement ré-intégrées dans les deux nouveaux brins d’ADN
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Histones, acétylation et
synthèse d’ADN
  • Dans les régions hyper-acétylées :
  • - 50% de  “vieilles” histones (hyper-acetylatées)
  • - 50% de  “nouvelles” histones
  • - diminution de 50%  des histones hyper-acétylées dans ces régions


  • - les acétylases reconnaissent ces régions, et les re-acétylent au même niveau (100%) qu’avant la mitose
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Modifications des histones
(“histone code”)
  • Acétylation
  • Phosphorylation
  • Ubiquitination
  • Méthylation
  • L’effet sur la transcription dépend de l’histone (H1 à H4) de l’acide aminé spécifique qui est modifié, du type et du nombre de molécules régulatrices ajoutées
  • Très complexe et encore nébuleux
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Trithorax (TTX) et Polycomb (Pc)
  • Grandes familles de protéines
  • TTX active
  • Pc inhibe généralement la transcription - - - - Quelques Pcs lient directement l’ADN
  • - La majorité des Pcs lient les histones (la chromatine) sous le contrôle du   “Histone-code”
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Le groupe Polycomb (PcG)
  • Le groupe Polycomb constitue une super-famille de protéines (Pcs, ou protéines Polycomb)


  • Chaque Pc reconaît un complexe spécifique d’ADN-protéine
  • - e.g.: l’ubiquitination de la lysine 119 d’H2A permet la liaison avec Pc


  • Les mécanismes par lesquels Pc inhibe la transcription ne sont pas connus (hétérochromatinization, etc)
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L’inhibition par Polycomb
  • Suz12 est une protéine Pc:


  • Suz12 recrute une histone-lysine-méthyl-transferase inhibitrice (I-HKMT) qui:


  •    - méthyle la lysine (K) 26 de H1
  •    - méthyle la K 27 de H3
66
L’inhibition par Polycomb
  • La Pc Suz12 recrute une I-HKMT qui:


  •    - méthyle la lysine (K) 26 de H1
  •    - méthyle la K 27 de H3


  • Le code d’histone peut recruter des Pcs
  • Les Pcs peuvent modifier le code d’histone
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Le groupe Polycomb  (PcG)
  • Les Pcs ont une affinité pour les gènes homéotiques:
  • - Délétions de Pcs causent une mort précoce des embryons ou des malformations sévères


  • Les Pcs, tout comme  l’hypo-acetylation et
  • la méthylation des CpG,
  • sont impliqués dans la lyonization
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Le groupe Polycomb  (PcG)
  • Pendant la réplication de l’ADN, les Pcs se dissocient de l’ADN, pour s’y ré-associer immédiatement, probablement sous le contrôle de la méthylation des CpG et du code d’histones:


  • - transmission efficace aux cellules filles


  • Marque épigénétique
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Inactivation de la transcription


  • Résumé des facteurs épigénétiques
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Trithorax (TRX)
  • Famille de protéines s’associant à l’ADN
  • - Via des facteurs de transcription ?
  • - Probablement par reconnaissance
  •   d’histones modifiés
  • - Modifient la structure 3re de la chromatine sur de longues distances
  • - Peuvent faire glisser les nucléosomes sur
  •    l’ADN
  • - Inhibent la liaison de la chromatine par Pcs
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Activation de la transcription par Trithorax
  • La méthylation du lysine 4 de H3 (H3-K4) active vraisemblablement la transcription en dé-compactant la chromatine


  • ASH1, une protéine TTX, est responsable de la méthylation de H3-K4
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L’activation épigénétique
de la transcription
  • Les facteurs de transcription peuvent probablement recruter des enzymes et d’autres molécules afin de modifier la méthylation des histones, leur  phosphorylation et leur ubiquitination pour activer la transcription


  • Ces modifications modulent probablement le recrutement de TRX, en plus d’inhiber la liaison de Pc
90
Les cytosines méthylées
sont instables
  • m5C peut se transformer
  • spontanément en thymidine
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Dé-méthylation de m5C
  • Représente la cause la plus importante des transitions C " T   (mutations ponctuelles)


  • Des 139 maladies génétiques causées par une mutation ponctuelle, ~ 1/3 étaient causées par cette conversion spontanée:
  • > 50% de toutes les mutations de P53
  • > 45% de toutes les mutations du Facteur IX
92
Transition   Cytosine → Thymidine
  • Déamination
  • spontanée d’un
  • cytosine non-méthylé
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Empreinte parentale
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Empreinte parentale
  • L’empreinte parentale ne suit pas les lois de Mendel: ces gènes ont une expression différente s’ils sont sur un chromosome d’origine paternelle ou maternelle


  • +/- 100 à 200 gènes humains ont une empreinte
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Empreinte parentale
  • On dit qu’un gène est sujet à l’empreinte parentale lorsque ses allèles paternel et maternel ne sont pas transcrits de façon identique.
  • Par convention, on dit qu’un “gène a une empreinte paternelle” lorsque l’allèle paternelle est inhibée.
  •   L’empreinte est un phénomène épigénétique.
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Empreinte parentale
  • L’empreinte parentale est un phénomène épigénétique:


  • l’empreinte peut être effacée dans les cellules germinales


  • nouvelle marque selon le parent, plutôt que selon l’origine grand-parentale
100
Empreinte parentale
  • Le « marqueur » de l’origine parentale d’un gène/ allèle/ chromosome est une méthylation différentielle dans la majorité des cas


  • Les gènes sujets à une empreinte sont regroupés en micro-régions chromosomiques


  • Des centres régionaux contrôlent l’empreinte dans ces régions
101
Empreinte parentale
  • Lors de la méiose, les gamètes perdent la méthylation des gènes avec empreinte, d’où relâche de l’empreinte
  • Un « marqueur » inconnu identifie néanmoins si le gène est d’origine paternelle (spermatozoïde) ou maternelle (ovocyte)
  • Après la fécondation, ces gènes sont généralement initialement transcrits de façon bi-allélique
102
Empreinte parentale
  • Morula: dé-méthylation globale, mais


  • La déméthylation des allèles avec empreinte est différente dépendamment de si l’allèle est d’origine paternelle ou maternelle
103
Empreinte parentale
  • Chez l’embryon, l’empreinte parentale s’établit de façon différentielle dépendamment des organes


  • Certains gènes sont inactivés très tôt, d’autres à la fin de l’embryogenèse


  • Le même gène peut être inactivé très tôt dans certains organes, et plus tard ou pas du tout dans d’autres organes
104
Domaines d’empreinte
  • La majorité des gènes avec empreinte comportent des îlots CG  ( = CpG ) au sein desquels on retrouve des séquences répétées en tandem, de taille variant entre 24 et 75 pb


  • Ces séquences répétées ne montrent pas d’homologie d’un gène à un autre
105
Domaines d’empreinte
  • Lors de la mitose, il y a réplication asynchrone de ces domaines:


  • L’allèle actif est répliqué avant l’allèle inactivé
106
Domaines d’empreinte
  • Dans un même domaine (e.g., 11p15.5, 15q11q13) certains gènes ont une empreinte paternelle, d’autres une empreinte maternelle
107
Introduction d’un domaine d’empreinte dans un site aberrant
  •     Domaine
  •   d’empreinte         Chromosome de souris



  • Le domaine d’empreinte continue à montrer une expression parentale physiologique dans son nouveau site
108
Empreinte parentale

  •               P             Gène


  • -Méthylation des CpG des promoteurs
  • inhibe gène


  • -Cette méthylation est différente si gène d’origine pat ou mat
109
Méthylation des promoteurs
  • Plus un promoteur est méthylé, moins il est actif:
  • -inactivation généralement graduelle, proportionnelle à la méthylation
  • -dans certains cas, un seul cytosine méthylé inactive totalement le promoteur
110
Méthylation des promoteurs
  • Plus un promoteur est méthylé, moins il est actif:


  • -les cytosines méthylées semblent inhiber l’interaction entre les promoteurs et leurs facteurs de transcription
111
Empreinte parentale
  • L’empreinte peut être totale:
  • allèle complètement inactivé


  • ou partielle:
  • l’allèle d’un des parents est plus exprimé que l’allèle de l’autre parent
112
Empreinte parentale
  • L’empreinte peut être variable d’un tissu à un autre:
  • - e.g., certains gènes n’expriment leur empreinte que dans le placenta


  • L’empreinte peut être asynchrone d’un tissu à un autre
113
Empreinte parentale - Maladies
  • Prader-Willi: del 15q11q13pat
  • Angelman: del 15q11q13mat


  • Beckwith-Wiedemann: del 11p15.5mat
  • dup 11p15.5pat, etc
114
Ovocyte Vs Spermatozoïde
  • Génome haploïde:
  • - 22 autosomes et 1 chromosome sexuel


  • Début 1980: génomes maternel et paternel “différents” :


  • - expression différente des gènes dépendamment de leur origine parentale
115
 
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Le domaine 11p15.5
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Le domaine 11p15.5
  • Expression Expression
  • maternelle:  paternelle :
  • H19 IGF2
  • IGF2R KVLQT1
  • p57KIP2 INS1
  • MASH2 IPL
  • Les mécanismes contrôlant l’empreinte sont peu compris et diffèrent d’une région à une autre
119
 
120
Insulin-like Growth Factor 2 (IGF2)
  • - Protéine
  • - Facteur de croissance
  • - Fonctions: induction
  • prolifération
  • migration cellulaire


  • -Localisé en 11p15.5
121
IGF2 souvent sur-exprimé dans
  • Wilms
  • Ewing
  • Rhabdomyosarcomes
  • Tumeurs corticosurrénaliennes
  • Phéochromocytomes
  • Hépatoblastomes & carcinomes hépatocellulaires
  • La sur-expression d’IGF2 chez le foetus cause le syndrome de Beckwith-Wiedemann (BWS)


122
IGF2 peut être sur-exprimé dans:
  • Leucémies


  • Tumeurs de cellules germinales


  • Choriocarcinomes


  • Multiples cancers


  • IGF2 est le transcrit le plus augmenté dans les adénocarcinomes colorectaux
123
BWS - clinique
  • Triade classique:  - omphalocoele
  •      - macroglossie
  •    - gigantisme asymmétrique


  • Viscéromegalie: surrénales, reins, foie, coeur,
  • pancréas, gonades


  • Hyperinsulinémie néonatale
124
BWS - Tumeurs
  • 5% des patients atteints de BWS développent des tumeurs
  • Wilms
  • Hépatoblastomes
  • Rhabdomyosarcomes
  • Pancréatoblastomes
  • Tumeurs corticosurrénaliennes
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Preuves de l’empreinte
  • Transplantation de pro-nucléi dans des ovules de souris:
  • zygotes androgénétiques:
  • Placenta normal,
  • Embryon désorganisé
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130
Môles complètes
  • Môle hydatiforme complète:
  • 46 chromosomes, tous d’origine paternelle:


  • Placenta oedématié, villosités hyperplasiques,
  • risque d’évolution en choriocarcinome


  • Correspond à la souris androgénétique


131
Empreinte parentale - placenta
  • Grossesses molaires et triploïdes:


  • Môles complètes :  46 chromosomes,
  • tous d’origine paternelle


  • Môles partielles: 69 chromosomes,
  • 46 paternels + 23 maternels


  • Triploïdies non-molaires : 69 chromosomes,
  • 46 maternels + 23 paternels
132
Triploïdie - humains
  • Foetus et placentas avec 69 chromosomes (trois x haploïdes)


  • Poly-malformation:


  • syndactylie cœur
  • cerveau palais
  • placenta
133
Triploïdie paternelle (môle partielle)
  • Triploïdie paternelle: 46 pat + 23 mat


  • Placentas volumineux, hyperplasique et oedématié: môle partielle


  • Embryon absent, ou léger RCIU
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Triploïdie maternelle (non-molaire)
  • Triploïdie maternelle: 46 mat + 23 pat


  • Placentas très hypoplasiques
  • Foetus avec RCIU sévère
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140
Empreinte parentale & Évolution
  • Plusieurs gènes avec empreinte contrôlent la croissance:
  • - allèles paternels actifs: proto-oncogènes


  • - allèles maternels actifs: anti-oncogènes (gènes suppresseurs de tumeurs)
141
Empreinte parentale & Évolution
  • “Gènes égoïstes”:


  • - pères ont avantage à avoir de gros bébés, même au détriment de la mère


  • - mères meurent si le bébé est trop gros:
  • leurs gènes inhibent l’effet des facteurs de croissance paternels
142
Empreinte parentale & Cancer
  • “Gènes égoïstes”: certains gènes avec empreinte sont sur-exprimés dans le cancer:


  • - perte non-spécifique de l’empreinte
  • dans le  cancer


  • - perte d’allèles inhibiteurs (e.g., délétion
  • de 11p15mat  cause une perte du H19mat)


  • - trisomie, avec gain de l’allèle actif
  • (e.g., +11pat)
143
Gènes & régions avec empreinte dans le cancer
  • Neuroblastome:
  • délétion du chromosome 2 paternel
  • délétion du gène TP73 (1p36mat)


  • Rhabdomyosarcome:
  • délétion du chromosome 13mat


  • Leucémie myéloïde aiguë: del 7pat
144
Empreinte parentale: Rôle
  • Un grand nombre de facteurs de croissance ont une empreinte paternelle, mais leur transcription est contrôlée par des gènes ayant une empreinte maternelle (e.g., IGF2/ H19)


  • Le père transmet des allèles qui assurent de gros bébés à la naissance, donc une meilleure survie: gènes égoïstes
  • La mère contrôle les gènes égoïstes du père
145
Empreinte parentale et oncogènes
  • Plusieurs gènes subissant une empreinte sont des facteurs de croissance /  proto-oncogènes /
  • anti-oncogènes
  • l’allèle paternel favorise la croissance
  • l’allèle maternel inhibe une sur-croissance
146
Empreinte parentale et oncogènes
  • Il n’est donc pas surprenant que plusieurs gènes avec empreinte soient impliqués dans les cancers
147
Empreinte parentale et Cancer
  • Il y a relâchement de l’empreinte dans de nombreux cancers:
  • - Les protooncogènes sont ainsi réactivés permettant l’évolution de clones plus agressifs
  • - La DNA-méthyl-transférase est moins active dans de nombreux cancers


148
DNA-méthyl-transférase et cancer
  • La synthèse de DNA-méthyl-transférase est diminuée dans de nombreux cancers:


  • - cet enzyme est responsable de la méthylation (i.e., de l’inactivation) de nombreux proto-oncogènes,


  • - son absence favorise la ré-activation de ces proto-oncogènes


149
 
150
“Génétique classique des cancers”
151
“Génétique classique des cancers”
  • Mutations ponctuelles
  • Mutations par décalage du cadre de lecture (Frameshift)
  • Anomalies numériques


152
Méthylation et cancer
  • Précoce : ↓ DNA Methyl Transferase (DNMT)
  • - activation non-spécifique de gènes
  • - dé-differenciation
  • Réactivation : - oncogènes
  •    - télomérases
  •    - facteurs angiogéniques
  •    - CAMs favorisant métastases
153
Methylation and cancer
  • Tardif : ↑ DNMT
  • - inactivation non-spécifique de gènes


  • Inactivation : - anti-oncogènes
  •       - cascade apoptotique
  •       - inhibiteurs d’angiogenèse
  •       - CAMs inhibant les métastases
154
Methylation and cancer
  • Précoce : ↓ DNA Methyl Transferase (DNMT)
  • - activation non-spécifique de gènes
  • Tardif : ↑ DNMT
  • - inactivation non-spécifique de gènes


  • Terroir fécond pour favoriser l’émergence de clones agressifs (évolution clonale “darwinienne”)
155
Réplication cellulaire normale
  • . . . . . . . . . CmetG . . . . . . . . . .
  • . . . . . . . . . GCmet . . . . . . . . . .


  •       DNMT (~ 100 %)


  • . . . . . . . . . CmetG . . . . . . . . . .
  • . . . . . . . . . GCmet . . . . . . . . . .


156
Réplication cellulaire dans le cancer
  • . . . . . . . . . CmetG . . . . . . . .            . . . . . . . . . CG . . . . . . . .


  • . . . . . . . . . GCmet . . . . . . . .            . . . . . . . . . GC . . . . . . . .
  • Most   Rare              Most         Rare
  • ... CmetG ...            ... CG ...          ... CG …                ... CmetG ...
  • ... GCmet …           ... GC …         ... GC ...                 ... GCmet ...


157
Réplication cellulaire dans le cancer









158
Similitudes - Embryon & Cancer
  • - Prolifération
  • - Invasion
  • - Migration
  • - Néovascularisation
  • - Immortalité
  • Gènes requis réactivés
  • par les cellules cancéreuses
159
Changements épigénétiques
dans le cancer
  • Inhibition d’H19
  • " Ré-expression d’oncogènes (e.g., IGF2)


  • Inhibition d’autres gènes suppresseurs de tumeurs (anti-oncogènes)
  • e.g., p16INK4A , APC


  • Inhibition de gènes impliqués dans la réparation de l’ADN (e.g., MLH1, BRCA1)


160
Changements épigénétiques
dans le cancer
  • Réactivation de la télomérase   (probable)



161
Changements épigénétiques
dans le cancer
  • Altérations de la matrice extracellulaire et des molécules d’adhésion cellulaire :


  • - ré-expression d’intégrines ayant un   effet mitogène


  • - changement pour des CAMs qui
  •   favorisent la métastase




162
 
163
Changements épigénétiques
dans le cancer
  • Inhibition d’inhibiteurs d’angiogenèse
  • (e.g., TSP-1, TIMP-3)
  • " néovascularisation


  • Inhibition d’inhibiteurs de protéases
  • (e.g., TIMP-3)
  • " digestion de la matrice extracellulaire
164
Changements épigénétiques
dans le cancer
  • Modifications d’expression des gènes contrôleurs maîtres


  • Permet l’inactivation anormale de certains gènes


  • et    l’activation anormale d’autres gènes développementaux


  • Causant une dé-différenciation (e.g., présence de muscle, cartilage, etc. dans les tumeurs de Wilms)
165
 
166
Implications diagnostiques
  • Hyperméthylation survient très tôt dans la carcinogenèse:


  • - marqueur très précoce du cancer
  • - cellules cancéreuses dans le sputum
  • - adenome colorectal dans les selles


  • PCR sensible à la méthylation
167
L’hypothèse des deux insultes de Knudson (“two hit” theory)
  • L’hypothèse des deux insultes de Knudson


  • doit inclure les insultes épigénétiques


  • en plus des mutations conventionnelles
168
Implications thérapeutiques
  • Études cliniques:


  • Inhibiteur de DNMT :
  • - e.g., 5-azad-C  (5-aza-2’-deoxycytidine)


  • Inhibiteur de HDAC :
  • - e.g., TSA (trichostatine-A)
169
Implications thérapeutiques
  • Inhibiteurs de DNMT et de HDAC :


  • Réactivation des gènes suppresseurs de tumeurs (anti-oncogènes)
170
Implications thérapeutiques
  • Inhibiteurs de DNMT dans les essais cliniques -  meilleurs taux de réponses :


  • Adenocarcinomas


  • Sein:    63% Ovaire:    25%
  • Colorectal:  30% Poumon:    20%
  • Prostate:    16%
171
Implications thérapeutiques
  • Inhibiteurs de DNMT dans les essais cliniques -  meilleurs taux de réponses :


  • Mélanome:   40%
  • Mésothéliome: 17%
  • Leucémie myéloïde aiguë: 89%


172
Empreinte parentale
  • Le domaine 15q11q13
173
Le domaine 15q11q13
174
The 15q11q13 domaine
  • Angelman: UBE3A


  • Prader-Willi: SNRPN et NECDIN


  • Ces 3 gènes sont contigus, et localisés dans le même domaine d’empreinte
175
Le domaine 15q11q13
  • Syndrome d’Angelman (syndrome du pantin joyeux):
  • ~  70%: délétion de novo de 15q11.2-q13mat
  • ~  2% disomie 15q11.2-q13 unipaternelle
  • ~  2 - 3%: anomalie d’empreinte.
  • Fraction du 25% restant: mutation du gène ubiquitin-protein ligase E3A gene (UBE3A).
  • Plusieurs patients ont une mutation du gène MECP2 impliqué dans le syndrome de Rett


176
Syndrome d’Angelman
  • Syndrome du « Pantin Joyeux » (Happy puppet)


  • Dysmorphisme facial
  • Ataxie – démarche saccadée
  • Retard mental sévère
  • Épilepsie
177
 
178
Syndrome d’Angelman
  • Absence de l’allèle SNRPNmat
  • délétion 15q11q13mat
  • disomie 15 uni-paternelle
  • patient avec 2 chromosomes 15,
  • tous 2 d’origine paternelle
  • L’absence d’expression du gène SNRPN cause le syndrome d’Angelman
179
 
180
Syndrome de Prader-Willi
  • Obésité extrême
  • Retard mental modéré
  • Hypogonadisme
  • Relativement rare:  < 1/1000 naissances
181
 
182
Syndrome de Prader-Willi
  • ~ 2/3 : microdélétion 15q11.3pat (mise en évidence avec le FISH)
  • ~ 1/3:  UPD-15mat (avec 2 copies de l’allèle maternel inactif, et aucun allèle paternel actif)
  • < 5% : anomalie au niveau du centre d’empreinte.
183
Syndrome de Prader-Willi
  • Prader-Willi  - del(15q11q13)pat:


  • Syndrome de « délétion de gènes contigus »: - gène SNRPN (empreinte, expression paternelle)
  • - gène NECDIN
  • - possiblement d’autres gènes
184
Disomie uniparentale
  • Non-disjonction méiotique:
  • - grossesse trisomique: 47 chromosomes,
  • e.g.,  +15pat
  • puis
  • Perte du chromosome surnuméraire dans une cellule avant le stade blastocyste
185
Disomie uniparentale
  • Supposons une non-disjonction paternelle du 15:
  • - 47,XX,+15pat
  • puis perte d’un 15 surnuméraire dans une cellule:
  • 2/3 : 46,XX  avec un 15pat et un 15mat (normal)
  • 1/3 : 46,XX avec deux 15pat – Angelman, puisque cette patiente n’a pas de 15mat
186
Disomie uniparentale
  • Dans les grossesses trisomiques, les cellules ayant perdu le chromosome surnuméraire (et donc diploïdes) sont préférentiellement « choisies » pour former le bouton embryonnaire:
  • - le foetus est diploïde
  • - la placenta est trisomique ou présente un mosaïcisme diploïde / trisomie
  • - on parle de « mosaïcisme restreint au placenta »
187
Disomie uniparentale
  • Dans les cas de disomie uniparentale:
  • - si la non-disjonction survient pendant M1, il y a hétérodisomie (l’individu possède les 2 chromosomes différents du même parent)
  • - si la non-disjonction survient pendant M2, il y a isodisomie (l’individu possède 2 copies identiques du même chromosome), d’où risque de maladie récessive
188
Disomie uniparentale
  • L’hétérodisomie est beaucoup plus fréquente que l’isodisomie
  • - peut-être est-elle moins léthale
  • (gènes récessifs léthaux)
189
Fragile sites
  • Generalities
190
Sites de fragilité chromosomique
  • Régions chromosomiques susceptibles à se casser


  • Classifiés comme - fréquents: affectant un grand pourcentage de la population
  •    - rares: < 1% de la population
191
Agents induisant la fragilité
  • Folate (acide folique)


  • Bromo-déoxy-uridine (BrDU)


  • Distamycine-A
192
Impact des sites fragiles
  • Il est maintenant accepté que ces sites ne sont pas pathologiques
193
Fragile X syndrome
  • A classic example of a dynamic mutation
194
Fra X
  • Martin-Bell Syndrome


  • Second genetic cause of mental retardation after Down syndrome (trisomy 21)


  • Affects: 1 man       / 4,500
  • 1 woman  / 9,000


195
Fra X
  • QI entre 30 et 65
  • Retard de langage
  • Macro-orchidie
  • Mâchoire et front proéminents
  • Grandes oreilles
  • +/- Hyperactivité
  • +/- épilepsie
196
Fra X - Transmission
  • Lié au X:
  • transmission dominante, avec
  • expressivité variable
  • pénétrance variable
  • manifestation plus sévère chez les hommes
197
Fra X
  • Cause une fragilité en Xq27.3
198
Fra X
  • Causé par une mutation de FMR1:
  • ( Familial Mental Retardation )


  • Mutation particulière
199
Gène FMR1
200
Paradoxe de Sherman
  • - 20% des hommes porteurs obligatoires normaux
  • - les enfants de ces hommes sont normaux
  • - les enfants de leurs garçons sont normaux
  • - les garçons de leurs filles sont souvent atteints
  • - sévérité augmente au fil des générations
  • Transmission inexpliquée par la génétique Mendélienne
201
Évolution de « n » au cours des générations